C'est le titre d'un éditorial ['President Bling-Bling', New York Times - 22 mars 2008] assez sévère publié par le New York Times sur la politique du Président Nicolas Sarkozy. Enfin, pas vraiment sa politique, que les américains juge plutôt bonne, mais plutôt sur le reste. C'est à dire la sur-médiatisation du chef de l'État ainsi que son style de « nouveau riche ».

Photo © Rue89 - "Tranchant, übersexuel, bling bling": la mode Sarkozy
Je suis depuis plusieurs mois maintenant quelques journaux étrangers, et je dois dire qu'il s'agit là d'un des articles les plus durs contre le Président Français qu'il m'a été permis de lire. Pourtant, il y a seulement quelques mois, le même New York Times applaudissait les Français de ne considérer la vie privée comme quelque chose de secondaire dans la politique du pays [L'Amour Has Little to Do With l'État, New York Times - 21 octobre 2007], contrairement aux Étasuniens, qui misent beaucoup sur les valeurs traditionnelles dont la famille est l'un des piliers majeur.
For a politician who worked so long and hard to get into the Élysée Palace, Mr. Sarkozy has demonstrated a curious notion of how to behave once there. His stormy divorce and almost immediate remarriage to a glamorous singer-model were only the most sensational of moves that got Sarkozy onto 252 glossy French magazine covers in 2007.
Pas de doute possible, les auteurs de cet éditorial n'apprécient pas la sur-médiatisation de Nicolas Sarkozy. Pour eux, pour quelqu'un qui a travaillé énormément pour obtenir cette position, le président montre une curieuse façon sur comment se tenir à ce niveau. En effet, son divorce et son mariage quasi-immédiat lui a permis d'être en couverture de pas moins de 252 magazines peoples en 2007. Ça ne serait vraiment pas mal si c'était Valérie Bègue, Vanessa Hudgens ou Zac Efron, mais là quand même, c'est notre Président. Pas un people.
Le New York Times renchérit ensuite en critiquant son style Bling-Bling (qu'on pourrait traduire par « nouveau riche » d'après Wikipédia) et surtout son manque de sang-froid pour un Président, que les journalistes de CBS ont pu découvrir lors d'une récente interview, à laquelle Nicolas Sarkozy a traité son porte parole d'imbécile tout en quittant l'interview sans raison véritablement justifiée. Enfin, l'honorable New-Yorkais termine son affront aussi simplement qu'effréné : « [...] when a politician's behavior gets in the way of his mission, it's time for a dose of discipline », ou autrement dit en Français : « [...] lorsque le comportement d'un politicien interfère avec sa mission, le temps est venu pour une dose de discipline ».
Tout porte à croire qu'il a compris la leçon des dernières élections, pour preuve, le remaniement de la communication de l'Élysée, mais est-ce que cela suffira ? La côte de popularité du Président est passé de 38% de satisfaits le mois dernier à 37 ce mois-ci, le sondage du mois prochain sera à mon avis, à prendre en compte pour l'Élysée.
Mise à jour : Le Monde en parle également.


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