C’est seulement le soir que la vie commence à naître à Pondichéry. Le jour, il fait trop chaud pour être dehors, et rester ne serait-ce qu’une dizaine de minutes sous le soleil d’avant 16h est tout simplement atroce. Pour autant, dès que l’on commence à marcher, à écouter le bruit des vélos filant à vive allure, celui des Klaxons d’autos, une glace à la main et l’autre autour d’un ami, tout semble s’alléger. Comme si en l’espace de quelques secondes, vous observiez le ciel, et en ne voyant aucun nuage pourtant habituels à Cherbourg, vous baissiez légèrement le regard, en vous apercevant que pour une fois, vous êtes au dessus d’eux.

Comme j’ai parlé des Klaxons d’autos, et que je ne sais pas si vous savez ce que c’est, je vais tenter de vous le dire en quelques lignes. C’est en quelque sorte le taxi national. C’est un véhicule à trois roues, une devant que le driver (le chauffeur) dirige avec un guidon, comme pour les motocyclettes, et donc deux derrières. Ils sont bien souvent jaunes, et lorsqu’ils ne le sont pas c’est qu’ils ne sont pas prévues pour être des taxis. Les autos, on en voit bien souvent dans les films. Par exemple, dans le film Dhool, il y a plusieurs scènes où les protagonistes entrent dans ce type de véhicule.
Les drivers d’autorickshaws (auto n’est en faite qu’un diminutif) ne sont pas payés bien chers. Environ 20 à 25 roupies indiennes pour un trajet de deux kilomètres. Si vous allez en Inde, prendre un auto s’avère indispensable pour tous les trajets cours car les bus ne sont là que pour les trajets long. Je vous conseille donc de bien négocier le prix avant d’accepter de monter dans l’autorickshaw. Étant étranger(e), le driver ne sera pas dupe et essayera sûrement d’augmenter le prix, je pense que 35 roupies est un prix raisonnable. Au delà, passez à l’autorickshaw d’à côté. Pour appeler un auto, il suffit d’en trouver un de lui faire un signe de la main en criant “A-o-tô”. 25 roupies correspondent environ à 5 cts d’euros. Ce prix relativement bas leur impose donc une consommation d’essence la plus moindre possible, et c’est donc cela qui explique la légèreté du véhicule, la présence d’essuies-glaces manuels, ainsi que les Klaxons. Personnellement, j’aime bien l’ambiance, ça fait très années 50.
Les premiers jours, j’ai été impressionné de voir autant de chiens dans les rues. Il y en avait énormément, mais pas un seul chat. D’après Sandrine, la dernière fois qu’on était venu en Inde il y a en avait autant, mais ça n’a pas dû m’avoir marqué plus que cela. En allant plus au nord ou dans les hauteurs, vous croiserez certainement quelques singes, à ne pas approchés parce qu’ils peuvent être sauvages, et surtout, sont extrêmement voleurs. Bien que dans l’absolu, vous ne risquez rien en les approchants sans rien dans les mains, ils passeront simplement près de vous, s’arrêterons éventuellement pour vous observer puis continuerons leur route. Ce que j’ai remarqué d’étrange, c’est que les jeunes indiens sont bien souvent craintifs vis-à-vis des singes. Je n’ai pas trouvé la raison, mais c’est peut être dû à une des histoires racontés par les adultes qui adorent les terroriser.
Je ne pense pas qu'il soit utile de vous parler des vaches. Ce sont des animaux très respectés en Inde. De ce fait, comme dans Tintin, même si une vache bloque la circulation, peu de gens la dérangeront. À Pondicherry, je n'en ai pas vu tant que ça, pareil à Chennai. Elle sont beaucoup plus présentes aux abords des temples et à la périphérie des villes, dans les bidons-villes ainsi que dans les villages. A Panruti par exemple, j'en ai croisé une ou deux en allant en centre ville l'automne dernier.
Ces animaux sont également bien souvent utilisé comme moyen de transport, plutôt dans le cadre de livraison, de légumes et fruits par exemple, une charrue attachée, mais n'étant pas un moyen de transport privilégié en ville (des autorickshaws aménagés sont alors préférés), on n'en voit pas beaucoup.
© "Monkey Watch, Agra Fort, India" par Radoslav.

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